Qu'est-ce qu'un artiste en résidence ?

 


La Halte marine de La Pocatière mise sur l’interdisciplinarité et favorise le maillage entre les arts et la science. Pour ce faire, le volet artiste en résidence de la Halte marine invite un artiste en arts visuels à réaliser un projet de création qui s’intègre à l’environnement spécifique du marais salé de l’anse de La Pocatière. L’artiste en résidence réalise une œuvre à caractère public et participe au développement et à la compréhension d’une pratique artistique par sa présence sur les lieux et auprès des visiteurs.

 

 

Giorgia Volpe
Artiste en résidence 2011

  

La Halte marine de La Pocatière est heureuse d’accueillir l’artiste multidisciplinaire Giorgia Volpe en résidence d’été 2011. Du 13 au 31 juillet prochain, l’artiste d’origine brésilienne croise l’imaginaire populaire de l'Amazonie à celui du Bas-Saint-Laurent sur le site du marais salé de l’anse de La Pocatière.  Son projet s’inspire d’une légende amazonienne des Indiens du nord du Brésil qui représente le fleuve comme un immense serpent qui sort de son lit, lors des crues saisonnières, en avalant tout sur son passage. L’histoire des riverains et leur mémoire reposent ainsi au cœur du grand fleuve Amazone.
 
Giorgia Volpe voit dans cette légende un corollaire de la mémoire des pêcheurs enfouie dans le Saint-Laurent. Pendant son séjour, l’artiste ira à la rencontre des pêcheurs d’anguilles du Kamouraska. Elle recueillera leurs propos et les récits qui traversent le temps. Parallèlement à ces échanges, elle confectionnera avec une gestuelle patiente et répétitive, une série de formes textiles hybrides, nées du labeur des pêcheurs et de la diversité de la faune marine. À partir du 25 juillet prochain, l’installation in situ de Giorgia Volpe prendra forme progressivement à la manière des pêches à l’anguille et dans la persistance poétique du processus artistique.
 
Où va la marée quand elle s’envole ? C’est la renverse1 qui y répond au gré des tissus polymorphes suspendus au bout des perches et animées par le vent du large qui retiennent tour à tour les récits des pêcheurs, la connaissance du biologiste, le savoir-faire des femmes et l’imaginaire des gens de passage. Une exposition d’artéfacts et de documents d’archives reliée à l’anguille complète le projet de Giorgia Volpe. L’artiste veut ainsi remercier toutes les personnes qui ont contribué à nourrir son travail de création. Cette exposition sera présentée du 29 juillet au 21 août 2011 dans le kiosque de la Halte marine de La Pocatière.
 
Giorgia Volpe vous invite à venir la rencontrer au bout de la route du quai alors qu’elle terminera, sur place, son projet d’installation. Elle sera présente sur le site de la Maison régionale touristique tous les jours du 25 au 29 juillet prochain, entre 13 h et 16 h.
L’inauguration de l’exposition et de l’installation in situ de Giorgia Volpe aura lieu au même endroit, le 29 juillet dès 17 h.
L’accès au site est gratuit. Bienvenue à tous !
 

1. La renverse ou étale de courant se produit dans l’intervalle de temps pendant lequel la vitesse du courant de marée est très faible ou nulle, entre le courant de flot (marée montante) et le courant de jusant (marée descendante) ou inversement.  http://www.tides.gc.ca/french/glossaire/E.shtml 

 

La pratique artistique de Giorgia Volpe se nourrit de gestes et d’objets issus de l’univers domestique et du quotidien. Elle se traduit par des expérimentations diverses (projets in situ, actions, installations, vidéos, photographies et dessins) qui mettent l’accent sur la notion de processus et sur la construction par la répétition, la variation, l’accumulation. À travers la métaphore du textile, elle accumule dans le présent des gestes porteurs de mémoire.
 
Née à São Paulo au Brésil, Giorgia Volpe vit et travaille à Québec depuis 1998. Artiste multidisciplinaire, elle est titulaire d’un baccalauréat en enseignement des arts plastiques (Université de São Paulo) et d’une maîtrise en arts visuels (Université Laval). Son travail a été présenté lors de nombreuses expositions individuelles et collectives (Brésil, Canada, États-Unis, Mexique, Cuba et en Europe). Au cours des dernières années, elle a conçu plusieurs interventions publiques et a pris part à de nombreuses résidences d’artistes, tant au Brésil, qu’au Canada. En 2006, elle a réalisé le projet Tricot-bus, lors de l’événement Les Convertibles, organisé pour le 10e anniversaire des Journées de la culture. Elle participera cet automne à la Biennale de Lyon avec son projet Rose de Vents qui s’inscrit dans le parcours Résonance.
 

Site de l’artiste : http://www.giorgiavolpe.net/

 

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Émilie Rondeau
Artiste en résidence 2010 

 

Du début juillet à la fin août 2010, les visiteurs pourront découvrir les interventions paysagères d’Émilie Rondeau aux environs de la Halte marine de La Pocatière. Tout en faisant écho au processus photographique, elle met en scène le paysage, qui, en plus d’être son sujet, devient le lieu de diffusion de ses oeuvres. Des œuvres installatives, extérieures et accessibles en tout temps, vous y attendent durant tout l'été.

En utilisant différentes stratégies pour engager le regard des visiteurs et confondre ses perceptions, elle présente des tableaux lumineux, réflexions et autres jeux d’optiques. Le mobilier urbain sera pris d’assaut servant à refléter le paysage devant soi: un point de vue emblématique de notre région.

En optique, les lois de réflexion démontrent qu’un miroir de la moitié de la taille d’une personne est suffisant pour qu’elle s’y voie de la tête aux pieds. Une personne pourrait donc voir deux fois plus de paysages que la portion qui se trouve directement derrière elle. Les miroirs nous permettent d’étendre notre champ de vision et de refléter des informations provenant de différentes directions. Adossés aux bancs et balançoires, faisant face au fleuve St-Laurent et aux montagnes de Charlevoix, ils sont annonciateurs du panorama que le visiteur s’apprête à regarder. Le miroir lui permet de s’y voir, bien qu’inversé, dans le même plan que le paysage. Il devient partie prenante de son environnement. Contrairement à la photographie où un décalage survient entre le moment de la pose et son visionnement, ici nous sommes en temps réel. Photographies éphémères, les miroirs nous renvoient une image instantanée laissant ni trace ni archive.

Les interventions questionnent notre rapport au paysage en offrant une expérience nouvelle du lieu, une invitation à revisiter notre environnement et à le voir autrement. Amalgames de naturel et d'artificiel, un dialogue s’initie entre la réalité et son double. Les niveaux de réalité se confondent, le réel et sa représentation coexistent, laissant émaner un désir de s'approcher du réel, du vrai, du naturel.

www.emilierondeau.com ou info@emilierondeau.com

 

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Martin Guimont
Artiste en résidence 2009  
 

Le projet de Martin Guimont rassemblait six dispositifs oculaires, disséminés sur le site du marais salé de l’anse de La Pocatière. Le visiteur était invité à regarder à l’intérieur de chaque dispositif qui renfermait des images et du texte faisant référence à la portion de territoire qu’il occupait. Élaboré comme un micro-espace d’expérimentation, le contenu des postes d’observation pouvait se transformer au cours de la résidence d’été. Martin Guimont révélait ainsi la dimension narrative du paysage au moyen d’interventions simples effectuées in situ.

C’est Martin Guimont, ancien élève du programme Arts plastiques et diplômé de l’UQAM en arts visuels et médiatiques qui a initié le volet artiste en résidence. Il s’est inspiré des lieux et de la thématique de la Halte pour concevoir et réaliser une œuvre personnelle qu’il a installée pendant l’été en bordure du fleuve et de la piste cyclable.

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